Le saviez-vous ?

Les traitements sont-ils durables ?

Cette question est souvent posée par les patients. Souvenez-vous qu’en bouche, les problèmes sont d’ordre bactérien, ou mécanique.
Les adaptations des prothèses sont très précises par les différentes techniques de pointe d’aujourd’hui. Mais, pour les bactéries, la jonction entre une couronne et une dent n’est pas un obstacle infranchissable. A leur échelle (200microns), c’est une véritable grotte.
Malgré tous les efforts que le dentiste a fourni (et le patient aussi !), des infiltrations sont donc toujours possibles et de nouvelles infections peuvent survenir avec le temps.

Quant à l’aspect mécanique des problèmes, les forces de mastication peuvent atteindre 200kg/cm2 au niveau des molaires. C’est colossal ! Les matériaux prothétiques se fatiguent. Ils peuvent s’user ou se casser après des années de mastication, et des fractures peuvent malheureusement se produire. Ces contraintes sont connues sous le terme de « contraintes de fatigue ». Les échecs mécaniques restent un problème critique en dentisterie moderne, et ces situations aboutissent au mieux au remplacement de la restauration prothétique, au pire à l’extraction de la dent.

Que faire en cas de nouvelle infection ?

En général, il faut refaire un traitement depuis son début. Par exemple, si cela se passe sous une couronne, il faut la retirer et reprendre le traitement de dévitalisation préalablement réalisé au niveau de la racine. Dans ce cas, on peut être amené à faire appel à un dentiste spécialisé dans le traitement des racines. On l’appelle « endodontiste », et son traitement s’effectue sous microscope.

Habituellement, les soins et prothèses ont une durée de vie moyenne comprise entre 5 et 10 ans. De nouveaux problèmes surviennent parfois des mois, ou des années après le traitement initial.
Pour maximiser la précision et la pérennité des traitements, la recherche s’oriente vers l’utilisation du laser pour dévitaliser une dent, et assurer l’élimination totale des bactéries. Cela permettra d’éviter tout risque de réinfection.

D’autre part, dans un proche avenir, une empreinte numérique évitera les sources d’erreurs provoquées par les déformations possibles des matériaux lors des empreintes traditionnelles. Un mini-scanner introduit dans la bouche réalisera une photographie en 3D. Les données seront ensuite transmises vers un ordinateur qui effectuera la prothèse.